Bianca Costa

Bianca Costa

Bianca Costa est brésilienne, née au sud, à Florianópolis. Sa mère lui a donné un prénom italien par amour pour l’Italie, si vive, si romantique, si brésilienne. Puis elle lui a offert une enfance au Portugal, avant de s’installer à Paris, il y a dix ans. Portugais ancré, Français parfait. Il y a matière à raconter. Donc, d’emblée, nous voici emportés par Mi vida, une bossa en boucles électriques dédiée à sa mère, femme de caractère, réparatrice, « indépendante, qui l’a élevée comme ça». Voix chaude, légèrement éraillée, Bianca Costa écrit d’abord en portugais, sa langue maternelle, mais aussi en français. Plongée dans le bouillonnement de la pop alternative brésilienne (Adriana Calcanhotto, Vanessa da Mata), c’est pourtant la bossa nova qui lui « revient spontanément en tête depuis l’enfance », explique cette fan de Joao Gilberto (1931-2019). Épopée musicale extraordinaire, née dans la douceur atlantique des plages du sud de Rio, la bossa nova a d’abord été une musique très moderne, très urbaine, inventée au début des années 1960 alors que le grand architecte Oscar Niemeyer construisait Brasilia et ses édifices de béton arrondi, que les surfeurs en scooter Vespa et leurs copines en bikini promenaient les premières planches en résine sur les plages de la « Zona Sul ».