Après le théâtre de boulevard, l’animateur vedette Laurent Ruquier se lance dans un nouveau projet artistique : la chanson. Ainsi, il a décidé de réunir et de coacher quatre talents vocaux, afin de reformer Les Parisiennes, célèbre groupe des 1960/70 constitué de danseuses chantant à l’unisson, sur des chorégraphies de Roland Petit. Les Parisiennes étaient principalement entourées de Claude Bolling pour la musique et de Frank Gérald pour les paroles. Si le choix des nouvelles recrues reflète le monde d’aujourd’hui (une senior et une Noire font partie du casting), l’esprit d’ensemble assume son côté rétro : l’album ne comprend que de reprises dont les arrangements signés Régis Ceccarelli sont souvent fidèles à ceux de Bolling. Le jazz (New Orleans, manouche ou charleston) avec ses cuivres survoltés, sa guitare enlevée et son banjo frénétique sont donc à l’honneur dans cet album souriant, notamment dans les tubes Il fait trop beau pour travailler et Les Parisiennes. D’autres morceaux lorgnent davantage du côté de la pop pétillante façon Herb Alpert (L’argent ne fait pas le bonheur), la bossa onirique (On reçoit, on envoie) ou la valse scintillante à la Disney (Boom bang a bang). Quant aux voix d’Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra, si elles sont moins gouailleuses que celles de leurs parigotes d’aînées, elles sont tout aussi espiègles et fraiches. ©Nicolas Magenham/Qobuz